17 Août 2025
Une importante réunion diplomatique est prévue à Washington, lundi 17 août, à l'occasion de la rencontre entre le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président américain Donald Trump à la Maison Blanche.
De nombreux dirigeants européens, dont le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, participeront aux discussions. Leur présence souligne l'importance des enjeux, alors que les alliés de Kiev tentent de trouver un terrain d'entente pour mettre fin à la guerre avec la Russie.
Cette rencontre fait suite au sommet de Trump en Alaska avec le président russe Vladimir Poutine, qui semblait marquer un changement de stratégie de Trump.
Au lieu de privilégier un cessez-le-feu immédiat,
Trump a déclaré se concentrer sur la conclusion d'un accord de paix durable. Cette approche est étroitement liée aux objectifs de Poutine et a suscité des inquiétudes parmi les dirigeants européens quant aux concessions attendues de l'Ukraine.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a confirmé sa présence, affirmant soutenir « cette nouvelle phase de négociations » tout en soulignant qu'aucune voie de paix ne peut être tracée sans Zelensky. Il a également promis que le Royaume-Uni soutiendrait l'Ukraine
« aussi longtemps qu'il le faudra ».
Starmer coprésidera une réunion des alliés européens avant les négociations à la Maison Blanche afin de discuter de la fourniture à l'Ukraine de solides garanties de sécurité en cas de concrétisation d'un accord.
D'autres personnalités européennes sont attendues à la Maison Blanche, notamment la Première ministre italienne Giorgia Meloni, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président finlandais Alexander Stubb et le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte.
Chaque dirigeant a souligné l'importance de préserver la souveraineté de l'Ukraine et d'assurer la sécurité de l'Europe, même si leur unité pourrait être mise à l'épreuve par la rapidité de l'action diplomatique de Trump.
L'inquiétude de l'Europe découle en partie de l'issue du sommet en Alaska. Poutine aurait insisté sur la nécessité pour l'Ukraine de céder la région du Donbass, tandis que Trump semblait ouvert à l'idée d'un gel des lignes de front ailleurs en échange d'un accord de paix plus large.
Les dirigeants européens craignent qu'une concession dans le Donbass expose dangereusement l'Ukraine et compromette la stabilité à long terme de la région.
De son côté, Moscou a salué les négociations en Alaska, les responsables russes affirmant que les « objectifs de l'opération militaire spéciale » seraient atteints par des moyens militaires ou diplomatiques. Le Kremlin exigeait également la limitation de la puissance militaire de l'Ukraine, l'abandon de ses aspirations à l'adhésion à l'OTAN et la déclaration de neutralité – des conditions que Kiev a rejetées à plusieurs reprises.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a déclaré que tout accord de paix devait inclure des « garanties de sécurité claires » pour l'Ukraine, témoignant ainsi de la volonté de l'Europe de collaborer avec les États-Unis pour fournir ces garanties. Si Trump a laissé entendre qu'un accord de paix pourrait être conclu rapidement, les responsables européens restent sceptiques quant à la fiabilité des engagements de la Russie.
Trump a laissé entendre qu'il organiserait une réunion trilatérale avec Poutine et Zelensky d'ici la fin de la semaine si les négociations de demain se déroulent bien. Le défi pour les dirigeants européens sera de persuader Trump de trouver un équilibre entre l'urgence d'un accord et les principes qu'ils jugent essentiels à la survie de l'Ukraine et à la sécurité européenne en général.



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